Revue de presse

Les Tablettes des Chanteroels
Les tablettes gardent leur secret

Les tablettes gardent leur secret

Libres Nouvelles d’Alsace (13 novembre 2001)

Des spécialistes venus du monde entier étudient la trouvaille. Pour l’heure, personne n’a été à même de décrypter les inscriptions couvrant les mystérieuses tablettes. Les exégètes se perdent en conjectures sur le contenu de ces signes, dont il est pour l’instant impossible de situer l’origine exacte. Certains s’autorisent néanmoins à penser que cette découverte présente des correspondances évidentes avec d’autres monuments existant en Alsace.

Art et Langage
James Brayes & Jacques Dupuy aux Anciens Abattoirs

Les travaux de James Brayes sont connus pour ce qu’ils donnent « à voir » de l’écriture ; ce qu’avant de disparaître pour toujours, à l’âge de dix huit ans, il appelait « poésie plastique ». Deux mois de travail manuel, à raison de 10 heures par jour, perché sur des échafaudages de 8 mètres de haut, pour couvrir à la craie blanche murs, sols et plafonds des anciens abattoirs ; c’est l’œuvre-hommage du plasticien et romancier Jacques Dupuy, grand admirateur de James Brayes. La vision, lorsqu’on pénètre dans le hall est saisissante. Signes, icônes, et autres émoticons que l’on imagine échappés de la mémoire humanoïde d’ordinateurs géants, créent un espace sidéral féerique et vertigineux. « Les murs étaient déjà noirs, murmure Dupuy, rayonnant. J’ai tout de suite compris que j’avais là l’opportunité de rassembler dans une sorte d’intimité monstrueuse et en un seul élan toutes mes expériences urbaines passées dans la nuit des villes. Les phrases, l’atmosphère liée à la souffrance que génère la condition humaine et l’idée des quatorze stations du poème de Brayes, Abattoir.com, m’habitaient depuis longtemps. Aussi, dès que j’ai vu la salle des anciens abattoirs, le poème s’est imposé presque instantanément ».